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En direct de Copenhague : Succès de l’Appel des ONG internationales au Sommet des Nations Unies sur le Climat

Plus de 50000 personnes du monde entier demandent un "Accord sur le climat sans nucléaire"

15.12.2009 |WECF France




Communiqué de Presse WECF - Action Carte postale des ONG, Bella Center
Le 15 décembre Copenhague – Aujourd’hui, une douzaine d’ONG participantes à la campagne internationale « Don’t Nuke the Climate » ont présenté aux délégués des gouvernements présents une carte postale géante et 50 000 signatures appelant à un Accord pour le climat excluant le nucléaire.

Les ONG ont été rejointes par des figures prominentes du Mouvement Ecologiste, dont deux anciens ministres français de l’Environnement, Corinne Lepage (Députée européenne) et Yves Cochet (Député français), ainsi que les députés européens José Bové, leader international du Mouvement alermondialiste et Yannick Jadot (liste indépendante).

Pour sa part, Yves Cochet a déclaré que « Le nucléaire est un enjeu de Copenhague, parce que certains, y compris le gouvernement français, veulent inclure l’énerge nucléaire dans le futur accord. Il est de notre devoir de nous y opposer en raison de ce que nous savons des graves problèmes causés par l’énergie nucléaire, tels que les déchets, la pollution radioactive, la sécurité, la sûreté et la prolifération. Et c’est aussi une technologie très coûteuse ! ».

S’exprimant au nom de la campagne « Don’t Nuke the Climate», Charlotte Mijeon du réseau  Sortir du Nucléaire a rappelé :« Nous sommes ici pour présenter les signatures que nous avons collectées au cours des derniers mois en faveur d’un accord sur le climat sans nucléaire. En très peu de temps, 350 organisations de 40 pays ont récolté plus de 50 000 signatures de plus de 100 pays, de tous les continents. On voit bien que des milliers de milliers de personnes dans le monde souhaitent un accord sur le climat qui exclue l’énergie nucléaire, qui est à la fois coûteuse, sale et dangereuse ».

José Bové signe la banderole

Tout en rappelant les dangers de l’énergie nucléaire, Charlotte Mijeon a ajouté « L’énergie nucléaire nous éloigne des réelles solutions contre le changement climatique. L’industrie nucléaire fait tout pour instrumentaliser le changement climatique et se rendre pertinente en matière de choix énergétique pour l’avenir. Mais cela n’a aucun sens du point de vue économique ; Le même investissement dans l’énergie éolienne permettrait de doubler la réduction des émissions, sans les effets potentiellement catastrophiques à long terme, y compris accidents et risques de terrorisme ».

Sabine Bock de WECF a quant à elle rappelé que « Les défis du régime Post-Kyoto, qui devrait permettre des réductions de 95% des GES (gaz à effet de serre) d’ici 2050 – comme l’a annoncé la présidence européenne aujourd’hui à Copenhague – ne laissent pas de place à  l’énergie nucléaire. Même une multiplication massive – par quatre - de l’énergie nucléaire d’ici 2050, comme le recommande l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), ne permettrait qu’une réduction marginale des émissions de GES, de 4%. La contribution à la réduction des émissions de CO2 aboutirait bien après 2020, puisqu’il faut une décennie entre la décision et la mise en route d’une centrale nucléaire – sans compter les coûts énormes de 10 millions de dollars US,  la non compétitivité du nucléaire face aux solutions réelles que sont les énergies éolienne, hydraulique et solaire ». Concevoir pour l’après 2012 un cadre effectif de réduction des émissions de CES à grande échelle reste un défi immense, dans lequel ces ONG pensent que l’énergie nucléaire n’a pas sa place. Même une multiplication par quatre d’ici 2050 du recours à l’énergie nucléaire, tel que proposé ar l’AIEA, réduirait seulement de manière marginale (4%) les émissions de GES, alors que le pic d’émissions devrait être atteint en 2015 et les émissions atteintdre un niveau quasi-nul d’ici 2050. La « contribution » de l’énergie nucléaire à la lutte contre le changement climatique viendrait bien trop tard (bien après 2020), elle serait extrêmement coûteuse (10 milliards de milliards de dollars US) et déboucherait sur un ensemble d’autres dangers graves allant des accidents aux déchets et à la prolifération.  Coûts très élevé et impacts négatifs font de l’énergie nucléaire un obstacle au développement nécessaire de sources d’énergie efficaces, propres et abordables – dans les pays en voie de développement comme dans les pays industrialisés.

couverture médiatique maximum
Le soutien aux investissements dans le secteur nucléaire a été exclus des mécanismes financiers du Protocole de Kyoto y compris du Mécanisme de Développement Propre (CDM) et de la Mise en Œuvre Conjointe (JI), durant la première période d’engagement.

La Campagne Don’t Nuke the Climate appelle les Etats à poursuivre leurs investissements à partir de la CCNUCC vers des sources d’énergie réellement propres et à laisser l’énergie nucléaire en dehors des accords de Copenhague et des accords sur le climat à venir.


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