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L'avenir serait-il plus rose pour les femmes sans les perturbateurs endocriniens?

Communiqué de Presse

02.10.2012 | WECF France




Le rôle des expositions aux perturbateurs endocriniens dans les troubles de la santé reproductive féminine

Alors que la communauté internationale a enfin reconnu récemment l’impact potentiel des perturbateurs endocriniens sur la santé, et le besoin de protéger les populations vulnérables (1) et que les évènements et rapports sur ce thème (2) se multiplient, la question est légitime. Dans ce contexte, WECF France publie aujourd’hui « Menace sur la santé des femmes », adapté de « Girl, disrupted » qui met en lumière une multitude de troubles de la santé reproductive féminine liés aux perturbateurs endocriniens.

Les perturbateurs endocriniens, à l’image du bisphénol A ou des phtalates, sont un sujet de santé publique émergent. Or, s’ils font couler beaucoup d’encre, ils ne suscitent pas à ce jour une approche nouvelle de prévention et de précaution en matière de santé environnementale.  Une meilleure prévention  du cancer du sein est pourtant devenue indispensable : la prévention primaire. Nous connaissons toutes et tous au moins une femme dans notre entourage touchée par le cancer du sein. En Europe, la maladie concerne en moyenne une femme sur huit. Si on y ajoute le nombre de femmes ou de jeunes filles souffrant de puberté précoce ou de troubles de la reproduction divers, la dimension de ce problème de santé publique devient évidente.

Or, ces troubles relativement courants sont peu médiatisés et font l’objet de moins de recherches que les troubles de la santé reproductive masculine. Une équipe de 18 experts internationaux a donc publié en 2008 « Girl, disrupted », un ouvrage qui fait le point sur les données existantes entre perturbateurs endocriniens et troubles de la santé reproductive féminine. «Les troubles de la santé reproductive féminine sont une question complexe, tout comme leur étude. Pour autant, il est inacceptable de se retrancher derrière la complexité pour retarder l’action en matière de santé publique. Ces troubles peuvent avoir des conséquences désastreuses pour les femmes qui y sont confrontées. Devant les liens mis en évidence ou fortement suspectés entre des perturbateurs endocriniens bien connus et certains de ces troubles, il est devenu urgent de protéger les périodes de vulnérabilité identifiées par les scientifiques, par l’application de mesures limitant l’exposition des populations », explique Elisabeth Ruffinengo, chargée de mission pour WECF, qui a travaillé à la traduction de l’ouvrage.

« Menace sur la santé des femmes » est édité aux Editions Yves Michel. Les services de presse sont disponibles à partir du 4 octobre sur simple demande auprès de presse@ymichel.org.
En librairie le 12 octobre 2012.

(1) Ce 21 septembre 2012, lors de la 3e session de la Conférence Internationale sur la Gestion des Produits Chimiques (ICCM3), la communauté internationale a reconnu « les effets néfastes des perturbateurs endocriniens sur la santé humaine et l’environnement » et le « besoin de protéger les sous-ensembles vulnérables des populations humaines et des écosystèmes contre ces atteintes ».
(2) Voir notamment State of the Art Assessment of Endocrine Disrupters Final Report, December 2011 et EDCs: Low Dose effects et Non-Monotonic Dose Responses, Endocrine Reviews March 2012

Contact presse : Elisabeth Ruffinengo, WECF France, 04 50 83 48 10 / 06 74 77 77 00

WECF - Women in Europe for a Common Future, est un réseau international d’organisations féminines et environnementales qui met en œuvre des projets à l’échelle locale  et plaide au niveau mondial afin de garantir un environnement sain à toutes et tous. WECF porte la voix des femmes dans le développement durable.